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·29 mai 2026

PSG-Arsenal : argent cash, famille des joueurs et médaille... les meilleures aventures de supporters parisiens lors de la victoire en Ligue des champions

Image de l'article :PSG-Arsenal : argent cash, famille des joueurs et médaille... les meilleures aventures de supporters parisiens lors de la victoire en Ligue des champions

À Munich l'an passé, les supporters du PSG ont vécu une nuit irréelle pour la finale remportée 5-0 par Paris : billets hors de prix, voyages improvisés, mariage quitté en Turquie, rencontres avec les familles des joueurs et célébration historique au cœur du sacre européen, ils racontent leur soirée de folie

Munich, 31 mai 2025. Dans les rues bavaroises noyées en partie de rouge et bleu, les supporters du Paris Saint-Germain avancent comme dans un rêve éveillé. Certains ont traversé l’Atlantique, d’autres quitté un mariage en plein week-end, tous avec la même obsession : voir enfin Paris soulever la Ligue des champions. Quelques heures plus tard, le PSG écrase son adversaire 5-0 et entre définitivement dans l’histoire du football européen.


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Pour les milliers de supporters présents en Allemagne, cette finale restera autant un triomphe sportif qu’une aventure humaine hors normes. Dès la veille déjà, les terrasses, les hôtels et les restaurants munichois, qui ferment bien trop tôt, voient apparaître les couleurs parisiennes et milanaises. Mais derrière l’ambiance festive, certains découvrent aussi une autre réalité : celle d’un marché noir devenu complètement fou.

« Franchement, ce qu’on a vu à Munich, c’était irréel », raconte Stella. « Dans certains restos ou autour de lieux assez huppés, tu voyais des types sortir des liasses de billets comme si c’était normal. J’ai vu des échanges à plusieurs milliers d’euros pour un précieux sésame. Même des enveloppes où les montants tournaient autour de 10 000 à 20 000 euros. » Selon elle, tout se faisait discrètement, loin des caméras et des attroupements. « C’était pas un grand marché noir visible. C’était plutôt : “Tu cherches une place ? Rejoins-moi à tel endroit, à telle heure.” Un gars en a acheté une catégorie  3 pour plus de 5 500 euros. »

Sur la pelouse avec la pelouse avec la médaille de Nuno Mendes

Malgré cette folie autour des billets, les supporters ne pensent qu’au match. Beaucoup ont fait des sacrifices financiers énormes, d’autres ont traversé plusieurs continents. L’un des amis de Dez est même parti de São Paulo à la dernière minute après avoir obtenu une place seulement quelques heures avant son vol. « Il est allé directement à l’aéroport sans savoir s’il allait vraiment partir. Quand on lui a confirmé qu’on avait une place pour lui, il a pris le premier vol possible pour Paris avant de rejoindre Munich. »

Dans le stade, l’émotion dépasse rapidement le cadre du football. Leo*, invité à la finale par le président du club, vit la soirée de l’intérieur. Après le coup de sifflet final, il descend sur la pelouse avec les familles des joueurs. « J’ai touché la coupe, pris des photos avec les médailles et discuté un peu avec certains joueurs », raconte-t-elle avec simplicité. « Il y avait surtout les familles, quelques proches et deux-trois influenceurs. Franchement, je vais pas vendre du rêve : c’était surtout un immense moment de bonheur collectif. »

Il plaisante même sur un souvenir devenu culte parmi ses proches : « J’ai volé la médaille de Nuno Mendes pour faire une photo. » Mais parmi tous les récits venus de Munich, celui de Dez résume peut-être le mieux la folie et la foi absolue des supporters parisiens cette saison-là.

La finale plutôt qu'un mariage à Bodrum

Animateur d’un podcast consacré au PSG, il répétait dès l’été précédent que Paris serait plus fort sans Kylian Mbappé. « Je disais qu’on allait mieux jouer sans lui. Qu’on n’avait pas besoin d’un joueur à 40 buts si plusieurs attaquants faisaient le travail ensemble. » À l’époque, peu de gens le prennent au sérieux. Pourtant, il maintient son discours toute la saison. « J’avais dit : si on sort des poules, on va faire un gros parcours. Parce que le PSG, c’est toujours quand on ne l’attend pas qu’il performe. »

Cette conviction va même bouleverser sa vie personnelle. À l’été 2024, un ami lui annonce son mariage… prévu exactement le jour de la finale de Ligue des champions. « Quand j’ai ouvert le faire-part, ma première réaction ça a été : “Tu te maries le jour de la finale ?” », raconte-t-il en riant. Son ami lui répond immédiatement que Paris n’ira jamais jusque-là après le départ de Mbappé.

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Mais Dez y croit dur comme fer. Quelques mois plus tard, alors qu’il doit justement se rendre au mariage à Bodrum, en Turquie, il tombe sur un billet d’avion Bodrum-Munich le jour même de la finale pour seulement cent euros. « Là, je me suis dit : c’est un signe. »

Une complicité naît avec la famille Pacho

Le samedi matin, il quitte finalement le mariage, laisse sa femme et ses amis en Turquie et s’envole seul vers l’Allemagne pour rejoindre ses potes venus de Paris, Los Angeles ou encore Rio. Et la journée prend une tournure totalement improbable. Dans le stade, il découvre qu’il est installé au milieu des familles des joueurs du PSG. Derrière eux : les proches de Fabian Ruiz. À côté : la famille de Willian Pacho. Devant : celle de Khvicha Kvaratskhelia.

Avant même le coup d’envoi, Dez doit intervenir pour faire redescendre le ton autour des places entre l’entourage de Kvara, dans lequel se trouve Davitashvili, le joueur de l’AS Saint-Etienne, et un spectateur mal installé. « J’ai dû séparer tout le monde et remettre un peu d’ordre », raconte-t-il.

Au fil du match, une complicité naît avec la famille Pacho. Après le sacre, les proches du défenseur équatorien leur proposent même de les suivre pour célébrer avec les joueurs une fois le stade vidé. Ce soir-là, Paris a remporté bien plus qu’un trophée. Et ses supporters aussi. « Depuis, très sincèrement, on plane à 10 000 », sourit Dez, qui nous a raconté son histoire sur le chemin de... Budapest.

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