« Puisque ces gens de l’Inter nous cassent vraiment les pieds » : les écoutes qui avaient ébranlé la Serie A refont surface après le verdict inattendu de l’affaire Rocchi | OneFootball

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·17 juillet 2026

« Puisque ces gens de l’Inter nous cassent vraiment les pieds » : les écoutes qui avaient ébranlé la Serie A refont surface après le verdict inattendu de l’affaire Rocchi

Image de l'article :« Puisque ces gens de l’Inter nous cassent vraiment les pieds » : les écoutes qui avaient ébranlé la Serie A refont surface après le verdict inattendu de l’affaire Rocchi

L’affaire qui avait secoué le football italien cet hiver s’est finalement conclue par une décision d’archivage. Le parquet de Milan a annoncé la clôture de l’enquête pénale visant l’ex-désignateur arbitral Gianluca Rocchi, son adjoint Andrea Gervasoni et l’Inter, estimant qu’il n’existait « aucun système structuré visant à interférer sur les nominations ».

Trois mois après les avis de garantie qui avaient poussé Rocchi à se mettre en retrait, les magistrats Ascione et Ielo ont cosigné la demande d’archivage. L’enquête portait sur plusieurs désignations supposément arrangées au bénéfice de l’Inter lors de la saison 2024-2025, notamment pour les matchs Bologne-Inter, Inter-Vérone et Torino-Inter. Mais aucune interception directe entre Rocchi et les dirigeants du club n’a pu être établie.


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Les écoutes téléphoniques rendues publiques par le Corriere della Sera éclairent néanmoins le contexte. Dans une conversation avec son collaborateur Pinzani, Rocchi lâche : « Puisque ces gens de l’Inter nous cassent vraiment les pieds, je pensais… Et si on mettait Piccinini à la place de Sozza pour Inter-Vérone ? » Dans un autre échange, il confirme avoir été contacté directement : « On m’a appelé, on m’a cassé les pieds, je vous le dis moi. »

Selon les témoignages recueillis, la pression portait non pas sur l’arbitrage en lui-même, mais sur la non-diffusion d’une vidéo Open VAR concernant un penalty non sifflé sur Bisseck lors d’Inter-Roma. Un contexte qui change sensiblement la lecture des faits.

L’archivage pénal ne clôt pas totalement le dossier. Les éléments réunis vont désormais être transmis au Procureur fédéral Chiné, chargé d’évaluer d’éventuels manquements sportifs. Les « bussate », ces coups frappés à la porte de la salle VAR de Lissone, seront quant à eux examinés par le parquet de Monza.

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