Calciomio
·30 septembre 2026
« Quelle est la vraie Italie : celle sifflée à l’Olimpico ou celle qui a réglé la Turquie en 27 minutes ? »

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·30 septembre 2026

Comme le raconte le Corriere della sera, l’Italie a retrouvé le sourire à Bursa, trois jours seulement après la claque reçue contre la Belgique. Mais Roberto Mancini refuse de tirer la moindre conclusion définitive du 4-1 contre la Turquie, tout comme il ne veut pas dramatiser le revers précédent. « Le 4-1 en Turquie ne compte rien, comme la défaite contre la Belgique », explique le sélectionneur, qui cherche avant tout à construire l’équipe qui représentera l’Italie lors des deux prochaines années.
Pour Mancini, l’essentiel est que ses joueurs aient compris « qu’ils peuvent faire de bonnes choses ». Son projet repose sur un football de possession, de qualité technique et de mouvements collectifs, privilégiant les échanges courts plutôt que les duels individuels. Un modèle qui rappelle celui de la sélection qu’il avait dirigée entre 2018 et 2023.
Alors, quelle est la vraie Italie : celle sifflée à l’Olimpico ou celle qui avait réglé le sort de la Turquie en seulement 27 minutes ? Probablement aucune des deux. Le contexte compte : la Belgique est huitième au classement FIFA, la Turquie 25e, et Vincenzo Montella était privé de plusieurs cadres, dont son gardien titulaire, Hakan Çalhanoğlu et Kenan Yildiz.
La différence s’est surtout faite au milieu. L’Italie de Bursa est restée plus compacte et plus large que son adversaire, permettant aux défenseurs centraux de jouer plus sereinement, aux latéraux de se projeter et aux ailiers de rentrer dans le jeu. Le duo Bastoni-Scalvini, le travail de Pio Esposito et surtout l’activité de Kayode ont contribué à cet équilibre.
Antonio Di Gennaro estime que ce milieu mobile et technique constitue la base du football voulu par Mancini. Tonali peut jouer sentinelle, tandis que Frattesi apporte davantage dans les projections et possède déjà neuf buts en sélection. Fagioli progresse également. Le jeune Romano, lancé contre la Belgique puis reconduit en Turquie, reste à revoir après des débuts compliqués.
La concurrence est encore ouverte avec Doumbia, Mandragora, Ricci, Ndour ou encore Amatucci, 22 ans, qui se distingue en Liga avec le Deportivo La Coruña.
Le 4-1 n’efface donc pas les problèmes italiens. Mais il offre à Mancini une première base de travail. Et avec la France qui arrive déjà à Paris, sans Mbappé, une nouvelle réponse sera attendue.







































