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·15 mai 2026
Robin Risser : « L’équipe de France, pour moi, c’est le Graal. Il n’y a rien de plus haut que ça »

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·15 mai 2026

Ce vendredi, c’est Robin Risser qui s’est présenté devant la presse à deux jours du déplacement à Lyon. Le gardien a notamment évoqué sa convocation au Mondial, au lendemain de la liste dévoilée par Didier Deschamps.
Lensois.com : Robin, vous avez passé une sacrée semaine. Comment vous sentez-vous d’un point de vue émotionnel ?Robin Risser : C’est vrai que c’est une sacrée semaine entre la qualification en Ligue des champions vendredi, le trophée UNFP lundi et l’annonce de Didier Deschamps jeudi. C’est vraiment une sacrée semaine sur le plan émotionnel. Cela fait sept jours que je suis sur un petit nuage et j’espère que cela va durer encore une dizaine de jours, car cela voudra dire qu’on aura réussi notre objectif final avec le groupe. Je me sens privilégié et reconnaissant.
Justement, cette annonce de Didier Deschamps, est-ce que vous vous y étiez préparé ou est-ce une surprise ?Une surprise, peut-être pas. Car cela faisait trois, quatre mois que mon nom circulait et que j’étais dans les petits papiers du sélectionneur. Aujourd’hui, j’ai aussi une pensée et je suis déçu pour Lucas (Ndlr. Lucas Chevalier), qui s’est blessé un peu avant, mais également pour Alphonse (Ndlr. Alphonse Aréola), qui a eu peu de temps de jeu cette saison. Mais après, comme on dit, le bonheur des uns fait le malheur des autres. Aujourd’hui, c’est moi qui ai la chance d’être l’heureux élu de cette liste et je suis très, très content pour ça.
Première saison en Ligue 1, première convocation avec l’équipe de France et pour un Mondial. Comment ça se passe dans votre tête ?Honnêtement, je pense que c’est tout simplement fantastique ce que je suis en train de vivre. Comme je vous l’ai dit plus tôt dans la conférence, c’est vrai que je suis en train de vivre une semaine fantastique. Après, je suis quelqu’un qui arrive à garder les pieds sur terre. Je reste vraiment focalisé sur cette fin de saison, en commençant par un déplacement compliqué dimanche à Lyon, pour préparer peut-être le match le plus important de la saison.
Est-ce que vous avez déjà réfléchi à ce que vous pouvez apporter à l’équipe de France ?Je pense essayer d’apporter toute ma fraîcheur, beaucoup de simplicité, ce qui me ressemble, et essayer de prendre tout simplement tout ce qu’on peut me donner. Et après, le plus important, je pense, dans mon rôle, c’est surtout d’être disponible pour les autres, notamment Mike Maignan. C’est une compétition de prestige. Mon but, à moi, c’est que tout se passe dans les meilleures conditions pour qu’ils puissent performer, que l’équipe puisse performer et que je puisse aider et apporter ma pierre à l’édifice dans ce groupe.
Justement, vous parlez de votre rôle. Vous serez le troisième gardien derrière Mike Maignan et Brice Samba. Avez-vous déjà connu cette situation ? Et comment l’aviez-vous vécue ?J’ai connu cela la saison dernière à Strasbourg en début de saison. C’est quelque chose que, oui, j’ai connu. Je pense qu’en club, c’est toujours un peu moins agréable parce que je suis un compétiteur et j’aime jouer. Aujourd’hui, c’est tout autre. C’est l’équipe de France. Et l’équipe de France, pour moi, c’est le Graal. Il n’y a rien de plus haut que ça. C’est une expérience énorme qu’on me donne de vivre. Donc, je suis très fier d’occuper ce poste-là et d’avoir ce costume-là.
Cette saison, en étant avec les Espoirs, vous avez déjà participé à des entraînements avec l’équipe de Didier Deschamps. Quels souvenirs en gardez-vous ?Forcément, c’est une expérience enrichissante parce que tu touches à, même si c’est que pour un entraînement, tu touches à l’équipe de France A, tu t’entraînes sur le même terrain que des joueurs de top niveau qui représentent notre pays. Donc, forcément, c’est une expérience fantastique. Aujourd’hui, j’ai la chance de véritablement faire partie de ce groupe. Mais c’est vrai que j’essaie de prendre tout simplement tout ce qu’on pourra me donner à ce moment-là. Je vais essayer de montrer le meilleur visage de moi-même pour qu’ils puissent se rappeler de mon visage.

En début de saison, est-ce que vous aviez cet objectif du Mondial en ligne de mire ?Ça aurait été difficile d’y croire réellement. Honnêtement, je ne me suis jamais caché auprès de mes proches que je pensais en être capable. Après, avec beaucoup d’humilité, j’avais conscience qu’il y avait de très, très bons gardiens français dans ce championnat et à l’étranger. Mais comme je l’ai toujours dit, pour moi, ce qui aujourd’hui me donne la possibilité d’être dans cette liste, c’est vraiment la saison collective que l’équipe a réalisée. Parce que sans ça, je pense que le coach Deschamps ne m’aurait pas vu. Si l’équipe n’avait pas performé, je n’aurais tout simplement jamais figuré dans cette liste.
L’équipe de France, qu’est-ce que cela représente pour vous ? Quel est votre premier souvenir ?Mon premier souvenir, je dirais peut-être en 2012 contre l’Ukraine, avec Mamadou Sakho et la remontada pour la qualification. Le plus beau, forcément, je pense à la Coupe du monde 2018. J’étais encore jeune. Je me rappelle que mes parents, quand l’équipe de France jouait en semaine, voulaient que je ne regarde qu’une mi-temps. Je me cachais dans l’escalier pour regarder la deuxième mi-temps. Mais c’est vrai que ce sont de bons souvenirs. L’équipe de France, pour moi, c’est le Graal absolu. Mais comme je l’ai toujours dit, ce sont vraiment les performances en club qui font que la sélection est atteignable. Et c’est aujourd’hui que j’ai pu atteindre cet objectif et ce Graal-là que je considère. C’est grâce au club, à nos performances collectives et à nos performances individuelles en club.
Vous parlez beaucoup des performances collectives. Est-ce que vous vous sentez comme le représentant du RC Lens dans cette sélection ?Non, pas du tout. J’ai eu cette chance-là de faire partie de cette liste. Je pense que le coach Deschamps a fait des choix qui sont totalement respectables, tant il y a un vivier important et magique dans ce pays. C’est vrai que d’autres joueurs auraient pu y figurer.
Est-ce qu’il y a un gardien dans l’histoire des Bleus qui vous a fait rêver ou inspiré ?Je pense forcément qu’à mon époque, c’était plus Hugo Lloris, qui était un grand capitaine et qui a duré vraiment longtemps avec ce brassard en équipe de France. Je pense que c’est lui, le gardien, qui m’a fait rêver en étant jeune.
Propos recueillis par Clément Courtois à la Gaillette-Gervais Martel
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