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·25 juin 2026

Téji Savanier, une tristesse avouable

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Ainsi s’écrit donc la fin de l’Histoire de Téji Savanier au MHSC ? Sur fond de misère financière et d’arguments technico-tactiques, Zoumana Camara aura été forcé d’annoncer lui-même la fin d’une ère, en attendant celle d’une autre. De quoi mêler des sentiments contraires, ici en tout cas, entre dévotion oubliée, respect chancelant et admiration certaine.

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Revenu par la grande porte, coûtant 10M€ à son club formateur qui n’avait pas (assez) cru en lui au sortir d’une cuvée Gambardella exceptionnelle en 2009, Téji Savanier avait tout pour écrire son histoire en lettre d’or au sein d’un club qu’il n’aura jamais voulu quitter. Refusant les avances du Milan AC, pour sûr, et d’autres cadors européens d’après les rumeurs (Séville, OL, …) pour rejoindre le Montpellier Hérault Sport Club, l’enfant prodige de la cité Gely avait tout pour plaire. Et il a plu.

Chez lui, accompagné d’un duo d’attaquants d’exception, Téji Savanier fait des merveilles, avant que l’épidémie de COVID ne vienne provoquer l’arrêt des compétitions en France, privant la Paillade de Coupe d’Europe. Ses prestations le conduisent en Équipe de France Olympique, où il mènera un groupe fait de bric et de broc tant bien que mal. Son nom est momentanément cité pour les Bleus de Didier Deschamps. Peu à peu, son influence grandit, et à mesure que certains quittent le navire, le gitan prend la barre. Le début des ennuis.

Car si ses performances permettent au MHSC de se maintenir, son influence, jamais avoué, dans les décisions du club, conduisent celui-ci à sa perte et une descente en Ligue 2 méritée, Savanier capitaine, comme un symbole. Incapable de porter seul désormais son équipe, il ne peut, malgré quelques éclairs, sauver seul une équipe qui n’a plus le niveau en Ligue 1. Pire, il se couvre de ridicule en Coupe de France où il affiche son salaire pour répondre maladroitement à un supporter adverse qui le tançait un peu trop à son goût. Joueur populaire par excellence, Savanier brûle son image devant les caméras de BeIn Sports.

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Si des rumeurs exotiques ont souvent fleuri, Téji Savanier n’est jamais parti. Même en Ligue 2. Engoncé sur le banc, il est resté, comme pour réparer les erreurs du passé. Mais Zoumana Camara, le chef des opérations, n’aura jamais réellement cru en lui. Toujours honnête, Papus évoquait encore récemment le besoin de l’entourer pour que l’équipe puisse tourner avec le meneur de jeu à sa tête. Une équation insoluble pour le coach Pailladin, qui a toujours montré du respect pour un joueur dont il reconnaît la qualité.

Encore capable de fulgurances, chacun ici aura eu l’occasion de regretter son utilisation trop minimaliste la saison passée quand la Paillade manquait cruellement de créativité et d’impact dans le dernier tiers adverse. Au bon souvenir de ses prestations, chacun savait son entrée en jeu capable de changer le cours d’une rencontre. Cela s’est produit. Pas toujours. Mais plus d’une fois. Car la qualité qu’est la sienne ne se perd pas avec l’âge, pas si tôt. Les exigences du football moderne, assumées par Zoumana Camara, moins par le MHSC dans son ensemble, auront précipité la fin d’une histoire qui gardera un goût d’inachevé. Et de tristesse.

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