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·18 juillet 2026

Un 9e Ballon d'or pour Messi ? France Football a déjà tranché

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Dimanche à New York, il n'y aura pas qu'une Coupe du monde en jeu. Le Ballon d'or 2026, l'un des plus indécis depuis des années, pourrait bien se décider en 90 minutes. Un scénario que personne n'imaginait il y a deux mois s'est invité dans la course.

La finale du Mondial 2026, ce dimanche entre l'Argentine et l'Espagne, ne couronnera pas seulement un champion du monde : elle pourrait aussi désigner le prochain Ballon d'or. À 39 ans, Lionel Messi s'est réinstallé au cœur d'une course qu'il avait quittée depuis 2023, année de son huitième sacre, dans la foulée du titre mondial décroché au Qatar. Absent des trente nommés lors des deux dernières éditions, remportées par Rodri puis Ousmane Dembélé, l'Argentin a signé un Mondial hors norme : huit buts et quatre passes décisives en sept matchs, et toujours cette capacité intacte à sortir son équipe de l'eau quand elle se noie. Les bookmakers en ont déjà fait leur favori. Face à lui, Lamine Yamal et le bloc espagnol. Le scrutin, rappelons-le, repose sur les votes d'un jury de journalistes internationaux : ce sont eux, et eux seuls, qu'il faudra convaincre.


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Restait une question, presque administrative : un joueur de MLS peut-il gagner le Ballon d'or ? France Football y a répondu publiquement ces derniers jours, et la réponse est sans ambiguïté. Réservé aux joueurs des championnats européens jusqu'en 2007, le trophée est depuis ouvert à tous, sans restriction géographique. Messi a d'ailleurs déjà créé le précédent : en 2023, il était officiellement joueur de l'Inter Miami au moment de soulever son huitième trophée. L'obstacle réglementaire levé, il ne reste que le verdict du terrain, et celui des urnes.

L'histoire vote rarement pour les perdants

L'histoire du trophée est têtue. Depuis 1995 et l'ouverture du prix à toutes les nationalités, seuls trois lauréats ont été sacrés une année de Coupe du monde sans l'avoir gagnée : Messi en 2010, Cristiano Ronaldo en 2014, Luka Modric en 2018. À chaque fois, le même mécanisme a joué : les voix se dispersent entre les cadres de l'équipe championne, et un candidat isolé rafle la mise. Le cas d'école remonte à 1974, quand Johan Cruyff, finaliste battu avec les Pays-Bas, avait profité de l'éparpillement des suffrages entre Beckenbauer, Breitner et Müller pour coiffer sur le poteau les champions ouest-allemands. En 2010, Messi lui-même avait bénéficié de la division des voix espagnoles entre Xavi et Iniesta, malgré un Mondial fini prématurément, avec une élimination 4-0 en quart de finale par l'Allemagne.

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Le reste de la concurrence, lui, a déjà rendu les armes. La défaite des Bleus face à l'Espagne (0-2) a douché les ambitions tricolores : Michael Olise, un temps désigné favori par Harry Kane lui-même, peut finir meilleur passeur du tournoi mais a manqué sa demi-finale, et le jury n'oublie pas ce genre de rendez-vous. Dembélé, tenant du titre et de nouveau vainqueur de la C1 avec le PSG, a existé sans dominer. Mbappé, malgré huit buts dans ce Mondial et une saison à 42 réalisations avec le Real, bute sur le critère qui pèse le plus lourd dans l'esprit des votants : il n'a rien gagné. Un mal qui frappe aussi Haaland, Bellingham, Kane ou Rice, le Ballon d'or sacre rarement les perdants magnifiques.

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