"Une belle gifle" : quand les Bleus de Didier Deschamps sombraient dans l’enfer turc | OneFootball

"Une belle gifle" : quand les Bleus de Didier Deschamps sombraient dans l’enfer turc | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Foot National

Foot National

·24 septembre 2026

"Une belle gifle" : quand les Bleus de Didier Deschamps sombraient dans l’enfer turc

Image de l'article :"Une belle gifle" : quand les Bleus de Didier Deschamps sombraient dans l’enfer turc

Ce vendredi 25 septembre (20h45), Zinédine Zidane va diriger son premier match à la tête des Bleus, en Turquie (J1, Ligue des Nations). L'occasion de replonger dans le dernier voyage tricolore sur le sol turc : un 2-0 à Konya, en juin 2019, resté comme l'une des pires soirées de l'ère Deschamps.

Il y a des semaines qui commencent comme un conte de fées. Début juin 2019, les champions du monde passent par l'Élysée, où ils reçoivent la Légion d'honneur des mains du président de la République après leur sacre à la Coupe du monde en Russie un an plus tôt. Sur le rectangle vert, les Bleus restent sur deux victoires nettes en qualifications pour l'Euro 2020, que ce soit en Moldavie (4-1) et contre l'Islande (4-0). Tout les feux donc au vert. Il ne reste qu’un déplacement en Turquie puis à Andorre avant de filer en vacances. Une formalité en principe…Sauf que le 8 juin 2019, à Konya, le conte de fées vire au film catastrophe.


Vidéos OneFootball


Dix minutes pour tout perdre

Le décor avait pourtant de quoi prévenir. Plus de 36 000 spectateurs chauffés à blanc, et, en face, une Turquie en pleine confiance depuis le retour de Şenol Güneş sur le banc (5 victoires). Privé de N'Golo Kanté, Didier Deschamps aligne Moussa Sissoko aux côtés de Paul Pogba, replace Blaise Matuidi à gauche comme à la Coupe du monde 2018 et relance Olivier Giroud en pointe. Sur le papier, c'est une équipe de champions du monde. Sur le terrain, ce sera tout autre chose. Après une première demi-heure terne, tout bascule. À la 30e minute, sur un coup franc de Cengiz Ünder, Merih Demiral dévie de la tête pour Kaan Ayhan, qui trompe Hugo Lloris. Dix minutes plus tard, rebelote : après des pertes de balle de Samuel Umtiti et de Pogba, Dorukhan Toköz lance Ünder, qui crucifie Lloris d'une frappe croisée. 2-0 à la pause, et un stade qui chavire.

La seconde période ressemble à une longue apnée. Les entrées de Ferland Mendy et de Kingsley Coman ne changent rien, et sans Lloris, l'addition aurait pu être bien plus salée. Le capitaine tricolore repousse les tentatives de Burak Yılmaz, d'Ayhan et de Mahmut Tekdemir, au point de finir la soirée comme le meilleur Français sur la pelouse. Devant, c'est le désert. Kylian Mbappé perd 22 ballons, un record pour lui en sélection, et les Bleus terminent sans le moindre tir cadré. Une stat qui ne s’était plus produite depuis 2009 contre l’Argentine au Stade Vélodrome (0-2).

« On prend une belle gifle  »

Au coup de sifflet final, Deschamps ne cherche pas d'excuses. Au micro de TF1, il reconnaît que son équipe vient de prendre « une belle gifle. » Trois jours plus tard, il chamboule son onze pour aller à Andorre : parmi les joueurs de champ, seuls Pogba, Griezmann et Mbappé enchaînent. Et trois mois après, avant d'affronter l'Albanie, le sélectionneur est encore plus cash en conférence de presse : « On avait des déficits physiques, techniques, un peu partout sur ce match-là, c'est un non-match pour moi. C'était tellement gros avec une performance individuelle et collective en dessus de tout qu'il vaut mieux tourner la page. » Au match retour, en octobre au Stade de France, les Bleus ne font pas mieux qu'un nul (1-1) devant leur public. La revanche attendra. Sept ans plus tard ? Le décor a changé. Direction Izmit et le Kocaeli Stadyumu, un stade de près de 35 000 places, avec un nouveau sélectionneur sur le banc et Kylian Mbappé désormais capitaine.

Pour son baptême du feu, Zinédine Zidane devrait miser sur un 4-3-3, avec Ousmane Dembélé en pointe, entouré de Michael Olise et de l'avant-centre du Real Madrid sur le côté gauche, selon L'Équipe. Clin d'œil de l'histoire : le Madrilène est le seul rescapé du onze de départ de Konya. En face, la Turquie a elle aussi une revanche à prendre sur l'été. Éliminés dès la phase de groupes de la Coupe du monde en Amérique du Nord, les Turcs voudront relever la tête devant leur public, emmenés par des talents comme Arda Güler ou encore Kenan Yıldız. Et le calendrier ne laisse aucun répit aux Bleus : ce Turquie-France lance quatre matchs en dix jours, avec deux confrontations face à la Belgique (28 septembre et 5 octobre) et la réception de l'Italie au Stade de France (2 octobre). De Konya, il ne reste qu'un souvenir que personne n'a envie de revivre. En Turquie, il faudra du caractère, de l'envie, et surtout l'humilité qui avait tant manqué aux champions du monde un soir de juin 2019.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

À propos de Publisher