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·29 mars 2026

Une gestion mentale à avoir pour l'OL sur ce sprint final

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Plongé dans une spirale négative depuis un bon mois maintenant, l'OL n'aborde pas la dernière ligne droite de la saison dans les meilleures conditions. Il va devoir trouver des ressources physiques, mais aussi mentales, pour ne pas s'effondrer.

Le constat est assez clair, et il est d'ailleurs admis par plusieurs acteurs du club. Physiquement, l'OL n'avançait plus avant la trêve. L'enchaînement des rencontres a pesé dans les jambes des coéquipiers de Corentin Tolisso. Mais un autre facteur semble impacter grandement les derniers résultats (huit sorties sans victoires toutes compétitions confondues).

Quid de l'aspect mental pour cette formation ? Car au-delà de manquer d'essence dans le réservoir, on voit ressortir une certaine tension. Le capitaine assurait que tout se passait bien au sein du groupe. "Non, il n'y a aucune nervosité, pas du tout", disait-il après le revers face à Monaco (1-2). Néanmoins, sur le terrain, certaines actions ne trompent pas.


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On pense évidemment à Nicolas Tagliafico, expulsé à deux reprises, et qui semble nerveusement atteint. "Chaque être humain a un profil psychologique propre. Il se trouve qu'il a un très fort tempérament sur le terrain. C'est une grande qualité dans le sport de haut niveau. Mais si les choses ne se passent pas très bien, la colère et la frustration montent, et à un certain stade, ça explose, développe Patrick Grosperrin, qui accompagne des sportifs de haut niveau depuis plusieurs décennies. Ça passe de la bonne agressivité à de la brutalité. On le voit aussi à un degré moindre, avec un Corentin Tolisso qui discute et conteste beaucoup les décisions des arbitres."

Combattre l'impuissance par des souvenirs positifs

Il faut dire qu'après avoir enchaîné 13 succès de rang, ce sentiment d'impuissance a de quoi toucher les esprits. Si l'on y ajoute les blessures et la fatigue (tout ça peut d'ailleurs être corrélé), on comprend que le plus dur est de sortir de cette dynamique. "Les spirales se sont inversées. Le début de saison s'est bien passé, puis il y a l'entorse de Malick Fofana, d'autres pépins... La fatigue s'accumule, mais ça tient, jusqu'à un certain moment. L'enthousiasme et la fraîcheur se dégradent et là, les actions qui tournent dans le bon sens, comme par hasard, ne sont plus en ta faveur, analyse le préparateur mental. Mécaniquement, cela engendre de la nervosité, moins de sérénité aussi."

Le risque, si rien n'est fait, est que la situation s'aggrave en multipliant les échecs et les déceptions. "La haute compétition, c'est exigeant, il y a de la pression, des attentes, des évènements... Donc normalement, toutes les semaines pour bien faire, il y a un travail à effectuer pour réguler ses émotions et son état d'esprit. L'objectif, c'est de parvenir à effacer ce qui se passe au fur et à mesure, en gardant le positif. Faire un reset, insiste Patrick Grosperrin, qui a collaboré avec un footballeur de l'OL au début de l'exercice. Or là, on voit bien que c'est une escalade. Un aspect qui facilite en plus la récupération physique en diminuant la fatigue du corps et de l'esprit."

Ce besoin de se rappeler les bonnes périodes était également évoqué par son confrère Michel Dehan. "Quand les contrariétés prennent le dessus, nous ne voyons plus ce qui fonctionne, le chemin parcouru, nous négligeons l’envie de progresser. C’est pourtant dans ces moments que ces sources d’énergie seraient les plus utiles, nous confiait-il en décembre 2023. Il faut alors apprendre à repérer ses "top performances" et faire appel à elles pour s’en nourrir et enfin retrouver ses forces, qui dans tous les cas sont bien présentes. Ça, il faut en être profondément certain."

Le staff doit montrer l'exemple

Des outils existent pour repartir sur de nouvelles bases. La période internationale sera utile en ce sens, avec quinze jours pour préparer le déplacement à Angers. Surtout qu'ensuite, l'Olympique lyonnais disputera seulement un match par semaine jusqu'au 16 mai.

L'encadrement technique a un rôle clé à jouer. D'ailleurs, on peut noter qu'il paraît plus tendu dernièrement. Paulo Fonseca s'agace davantage dans sa zone. Son adjoint, Jorge Maciel, a été exclu contre Monaco pour avoir montré des images de la faute sur Endrick au 4e arbitre. Sans parler de Nelson Duarte qui s'est pris le bec avec ses homologues monégasques.

Deux préparateurs mentaux extérieurs à l'OL

Ce retour au calme part donc surtout du staff. Sachant que le club fait intervenir ponctuellement Olivier Magne et Raphaël Homat pour la préparation mentale. "Il faut mener une action qui doit venir, pas seulement de l'extérieur, mais aussi de l'encadrement. Il doit avoir les idées claires et installer le bon état d'esprit. Ça peut être passer du temps ensemble, l'idée étant de communiquer en se rappelant le positif de la saison en occultant le négatif et le fatalisme, qui est la pire chose à avoir, prévient Patrick Grosperrin. On peut également faire des exercices de yoga ou de la relaxation."

Alors la trêve sera-t-elle salvatrice pour les Rhodaniens ? "Il faut bien utiliser ce temps-là, couper, être en famille et faire ce travail de régénération individuel et collectif", détaille notre interlocuteur. "Régénération", peut-être le terme le plus important pour l'OL sur cette fin d'exercice 2025-2026.

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