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·30 Juli 2026

FIFA : Face au tollé général, Gianni Infantino défend la privatisation de la Coupe du monde

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Acculé par la tempête médiatique et la fronde des grandes fédérations internationales suite aux révélations sur son projet de vente de la Coupe du monde à des fonds privés, Gianni Infantino contre-attaque.

Le monde du football mondial retient son souffle, et Gianni Infantino tente tant bien que mal d'éteindre l'incendie. Au lendemain des révélations explosives du Times dévoilant son intention de céder jusqu'à 20 % du capital d'une nouvelle société commerciale gérant les droits des compétitions de la FIFA, dont la très lucrative Coupe du monde, à des investisseurs privés, le patron de l'instance suprême est sorti du silence. Dans un message vidéo soigneusement mis en scène, le dirigeant helvético-italien a cherché à dramatiser l'enjeu tout en arrondissant les angles.


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« C'est une proposition, une offre. Et surtout, c'est une opportunité, mais pas une obligation », a martelé le président de la FIFA, assurant que ce plan s'inscrivait dans le cadre d'un « processus démocratique ». Pour justifier cette ouverture inédite au capital privé, Infantino a mis en avant un argument redistributif, développant son arsenal rhétorique : « Une part trop faible de la valeur commerciale croissante du football revient à ceux qui en ont le plus besoin au sein de ce sport. C’est une occasion en or de stimuler le développement du football à l’échelle mondiale. » Selon lui, cette prise de parole marquerait uniquement le « coup d'envoi d'un processus de consultation » auprès des instances.

L'ultimatum de 53 jours et la riposte de la FFF

Sur le terrain diplomatique, la méthode passe très mal. En coulisses, le Times révèle en effet qu'Infantino aurait fixé un calendrier ultra-resserré : les 211 fédérations membres disposeraient de seulement 53 jours, soit jusqu'au 19 septembre pour se prononcer et approuver ce virage libéral historique. Un coup de pression temporel qui a immédiatement fait bondir plusieurs poids lourds du football européen, au premier rang desquels figurent les fédérations anglaise et française, vent debout contre la marchandisation de l'épreuve reine.

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En France, le président de la FFF, Philippe Diallo, n'a pas tardé à monter au créneau pour exprimer le désaccord tricolore. « La Fédération Française de Football exprime ses interrogations et ses très vives inquiétudes quant au projet financier annoncé par la FIFA par voie de presse », a réagi le patron du football français sur ses réseaux sociaux. « Guidée par les valeurs fondamentales du football, la FFF souhaite prendre toute sa part aux échanges à venir et formulera, avec conviction, ses observations et propositions. » Alors que le bras de fer ne fait que débuter entre Zurich et les puissances européennes, Infantino sait déjà que son pari démocratique ressemble à un dangereux chemin de crête, voire à un premier pas vers la tombe.

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