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·6 febbraio 2026

ASSE : Montanier fixe sa vision data

Immagine dell'articolo:ASSE : Montanier fixe sa vision data

Philippe Montanier comprend pleinement l’usage de la data à l’ASSE, mais refuse d’en oublier l'aspect humain. Le nouvel entraîneur des Verts l’a encore rappelé lors de sa présentation officielle. 

L’ASSE ouvre un nouveau chapitre avec Philippe Montanier. Un entraîneur expérimenté, passé par la Ligue 1 et l’étranger, qui arrive dans le Forez avec des idées claires sur sa méthode de travail. Parmi les sujets abordés lors de sa conférence de presse de présentation, la data a rapidement occupé une place centrale. Un thème loin d’être nouveau pour le technicien, qui l’a déjà utilisée de manière intensive lors de son passage au Toulouse FC. À Saint-Étienne, Montanier retrouve donc un environnement structuré, où l’analyse de données fait partie du quotidien.


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La data, un outil à manier avec recul

Il y a quelques mois, dans une interview accordée à Nice-Matin et reprise par LesViolets.com, Philippe Montanier s’était longuement exprimé sur son rapport à la data. Avec franchise, et une pointe d’ironie.

« Aujourd’hui, il faut l’appeler Dieu Data (rires). Toulouse s’est séparé de Zelus Analytics, qui faisait partie du groupe RedBird. Ça avait beaucoup aidé, mais il y a aussi eu des échecs. J’ai eu 5-6 joueurs qui venaient de la data et qui sont partis quand j’ai quitté le club. Ça veut dire que ce n’était pas que moi qui ne les faisais pas jouer… »

Pour Montanier, l’expérience toulousaine a servi de laboratoire. Deux années passées à travailler étroitement avec les chiffres, sans jamais leur laisser les clés du sportif.

« La data, il faut trouver le juste milieu. Je l’ai vécue intensément pendant deux ans au TFC. Ça doit être une aide, un complément, mais ça ne doit pas être la data qui décide à ta place. Enfin, moi, je vois ça comme ça. »

L’entraîneur pointe également les limites de l’outil, notamment la fiabilité variable des plateformes et l’interprétation des statistiques.

« On s’aperçoit qu’il y a aussi pas mal d’erreurs avec la data. Toutes les plateformes ne donnent pas les mêmes stats. Il faut utiliser nos cerveaux. Il ne faut pas se passer de la data, mais il y a aussi des recruteurs qui sont là depuis 30 ans, c’est dommage de s’en passer. »

Un discours mesuré, loin des effets de mode.

Montanier confirme sa ligne directrice à l’ASSE

Ce discours, Philippe Montanier l’a répété quasiment mot pour mot lors de sa présentation officielle comme entraîneur de l’ASSE. Face aux médias, il a assumé son intérêt pour l’innovation, tout en rappelant son parcours atypique.

« Les datas font partie de l'évolution du foot. Vous savez, j'ai fait une carrière pro, mais je suis universitaire. Je n'ai pas fait de centre de formation, donc j'ai toujours été intéressé par les innovations, la technologie, la data. »

Le coach des Verts a ensuite détaillé les différentes approches existantes autour de la donnée et la manière dont elles doivent être intégrées dans un staff.

« J'ai bien aimé l'approche des datas scientistes et des datas ingénieurs, parce qu'il faut savoir qu'il y a les datas scientists, datas analysts, datas ingénieurs, des architectes data.... Ils ont une approche intéressante en disant que les datas ne remplacent pas l'expertise de l'entraîneur. Les datas ne sont pas des vérités. Par contre ça peut être un outil d'aide à la décision. Donc on reste toujours dans l'humain, aussi dans l'intuition. »

Montanier insiste sur un point clé : l’intuition n’est pas un gros mot dans le football moderne. Elle a même une base scientifique.

« On s'est aperçu sur des études que l'intuition avait une validité scientifique. Mais c'est dommage de ne pas avoir d'outils, d'avoir des outils et de ne pas s'en servir. C'est vrai qu'à Toulouse, on travaillait beaucoup avec les datas, mais on travaillait aussi avec beaucoup d'autres choses. Ce n'était pas les datas qui décidaient. Mais par contre, ça peut être une aide à la décision. »

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