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·2 aprile 2026

Italie : pourquoi un nouvel échec ?

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Pour la troisième fois d’affilée, l’Italie ne se rendra pas à la Coupe du Monde. Les champions du monde 2006 connaissent une chute vertigineuse depuis cette consécration en 2006, et ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes.

L’Italie s’est fait éliminer par la Bosnie-Herzégovine, mardi soir (1-1, 1-4 aux t.a.b), et poursuit sa série d’élimination dès les barrages de Coupe du Monde. Une humiliation pour une Nazionale qui devrait être une géante du football. Mais comment expliquer une telle dégringolade, pour une nation qui, entre 1958 et 2018, n’avait raté aucune phase finale de Coupe du Monde.

Une insertion ratée dans le monde pro

L’une des premières critiques faite pour expliquer ce déclassement de la sélection italienne se trouve au niveau du championnat, directement. Pour beaucoup d’observateurs, la Série A ne laisse aucune place à ses jeunes joueurs italiens pour exister. Cela fait que, par lien de cause à effet, le vivier mis à disposition du sélectionneur de la Nazionale se réduit peu à peu chaque année. Actuellement, la Série 1 comporte 69 % de joueurs étrangers, ce qui rend beaucoup plus difficile l’explosion de jeunes talents italiens.


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Au-delà de ce constat, le talent a peut-être baissé dans les rangs italiens, notamment au niveau de l’attaque. Les trois attaquants de cette Nazionale actuellement sont Mario Retegui, qui joue en Arabie Saoudite, Pio Esposito, joueur de l’Inter Milan de seulement 20 ans, et donc à l’expérience moindre, et Moise Kean, buteur titulaire chez le 16e de Série A. C’est largement insuffisant pour une Nation qui veut jouer les premiers rôles dans le football moderne, surtout quand on le compare aux viviers de ses voisins méditerranéens, comme la France ou l’Espagne.

Une stratégie dépassée ?

Un autre questionnement refait surface après cette élimination : le fait que le système à trois défenseurs, très usités en Série A, semble n’être que trop faible face aux stratégies à quatre défenseurs des autres championnats. Il suffit, entre autres, de regarder la dernière finale de Ligue des Champions avec un club italien. L’Inter de Milan a affronté le PSG, avec une défense à trois contre une défense à quatre pour les parisiens. Résultat ? Une victoire sans appel des parisiens, sur le score de 5-0, face à des intéristes largement inférieurs. Le 3-5-2, tant prôné par la stratégie italienne, ne fait plus peur, et au contraire démontre plutôt de l’incapacité italienne à se renouveler.

Des dirigeants qui doivent partir

Gattuso est-il le seul responsable de la déroute de la Nazionale en Bosnie ? Ou le problème ne vient-il pas plutôt des institutions ? Nommé président de la fédération italienne en 2018, après la catastrophe en Suède, Gabriele Gravina ne doit sa survie qu’à l’inespérée victoire lors de l’Euro 2021. Cependant, son bilan reste loin d’être positif, avec deux éliminations consécutives. Pour beaucoup, il est le principal responsable de cette déroute.

D’après Sport Mediaset, le boss du football italien, qui hier encore maintenait son envie de poursuivre l’aventure et de conserver Gennaro Gattuso, devrait démisionner, et emmener avec lui Gattuso, qui devrait démisionner également, toujours d’après Sport Mediaset, ainsi que Gianluigi Buffon, chef de la délégation italienne. Du changement est à prévoir en Italie.

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