Calciomio
·16 aprile 2026
L’ancien Parisien Lavezzi brise le silence : “J’alternais entre dépression et crises d’angoisse”

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·16 aprile 2026

Depuis Punta del Este, en Uruguay, Ezequiel Lavezzi apparaît apaisé. L’ancien joueur du SSC Napoli et du Paris Saint-Germain sort peu à peu d’une période très sombre, marquée par la dépression. Une descente brutale, suivie d’une reconstruction progressive, rendue possible grâce à ses proches et à la naissance de son fils.
« J’ai traversé un moment difficile, mais aujourd’hui je vais bien », confie-t-il d’emblée au COrriere della sera. Derrière cette phrase simple se cache une réalité bien plus dure : « Un profond mal-être, j’ai connu l’obscurité. Je me faisais du mal. À moi et à ceux qui m’entouraient. J’alternais entre dépression et crises d’angoisse. Je n’étais jamais lucide ». Fin 2023, Lavezzi est hospitalisé. Les rumeurs s’emballent, mais lui insiste : « J’étais le seul à savoir vraiment ce que je traversais. J’avais touché le fond ».
Le déclic viendra de son entourage et de sa propre prise de conscience : « Grâce au soutien de ma femme et de ma famille, je me suis confié à des psychologues et à des spécialistes. Mon chemin n’est pas terminé. Je donne un conseil à ceux qui souffrent : demandez de l’aide ». Aujourd’hui, il regarde cette période avec recul : « Je suis fier d’avoir accepté et affronté mes fragilités. Cela m’a changé. Je suis un homme plus conscient et plus mature. Parfois, on ne peut pas connaître la lumière sans avoir vu l’obscurité ».
Le football, lui, appartient désormais au passé. « Non, il ne me manque pas. Il a été et sera toujours mon meilleur ami, mais aujourd’hui je vais bien comme ça ». Retiré à 34 ans, un choix assumé : « J’étais fatigué, je sentais que c’était le bon moment. C’était une question de respect pour le football ».
Car le ballon rond lui a aussi sauvé la vie : « Dans mon quartier, il y avait la drogue, les armes… sans le football, je ne sais pas où j’aurais fini ». Une histoire marquée par Naples, son grand amour : « J’ai renoncé à de l’argent pour rejoindre Naples. Pour nous, Argentins, c’était la ville de Maradona. Rien ne dépassera ce que j’ai vécu là-bas ».
Aujourd’hui, Lavezzi regarde ailleurs : « Je veux être quelqu’un qui n’oublie pas son passé, qui profite de la simplicité et de sa famille. Je veux vivre ». Un message fort, celui d’un homme revenu de loin.









































