"On avance mais rien n'est validé" : à Montpellier, Laurent Nicollin calme le jeu sur l'arrivée de nouveaux investisseurs | OneFootball

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·8 giugno 2026

"On avance mais rien n'est validé" : à Montpellier, Laurent Nicollin calme le jeu sur l'arrivée de nouveaux investisseurs

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Le Montpellier HSC s'apprête à vivre un tournant historique. Dans les colonnes de L'Équipe, le président Laurent Nicollin a confirmé être en négociations exclusives avec un groupe d'investisseurs pour l'ouverture du capital. Usé par une année éprouvante, le dirigeant héraultais se dit prêt à passer la main pour assurer l'avenir du club.

Le Montpellier HSC s'apprête peut-être à vivre un tournant historique. Quelques jours après les révélations du journal L'Équipe concernant l'intérêt du fonds d'investissement anglais GSS, le président héraultais Laurent Nicollin est sorti du silence dans les colonnes du quotidien sportif. S'il confirme qu'un processus exclusif est bel et bien enclenché sous l'égide de la banque d'affaires Case Cassiopea, le dirigeant calme le jeu quant à une officialisation imminente : "On est dans la procédure. On avait trois potentiels investisseurs, on en a retenu un avec la banque Case Cassiopea il y a environ un mois et demi. Maintenant, on est dans les clauses, les détails. Ça avance bien. Mon coach aimerait que ça avance plus vite. Mais ça ne se signera pas demain matin. Une vente de société, majoritaire ou minoritaire, c'est entre six mois et un an, le temps de préparer les dossiers, tout ça. On avance mais rien n'est validé. On ne discute plus qu'avec un seul acheteur."


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Un projet solide aux contours encore secrets

Si les noms de l'ancien joueur Daniel Karbassiyoon ou du milieu international allemand Ilkay Gündogan ont circulé, le patron du MHSC évoque un consortium plus large et se montre intransigeant sur les garanties financières, tout en espérant un dénouement rapide pour préparer au mieux la saison à venir : "C'est un regroupement d'investisseurs. Les banquiers se sont renseignés : c'est solide, viable. Je pense qu'il n'y a pas que les noms qui sont sortis un peu partout ces derniers jours (Daniel Karbassiyoon, Ilkay Gündogan). Eux ont des demandes, nous aussi : les banquiers et les avocats croisent pour que ces demandes soient validées des deux côtés. Et à ce moment-là, on pourra signer les documents qui engageront, avec des clauses, le passage à la DNCG, etc. C'est pour ça que je vous dis que si ça se passe comme ça doit se passer, ça ne sera pas (officiel) avant fin juin - début juillet, au mieux. Et si ça ne se fait pas, on continuera. Et si ça doit durer un peu plus, ça durera un peu plus... Mais pour préparer la saison, s'il doit y avoir une entrée au MHSC, plus tôt ils seront là, mieux ça sera pour travailler. Ça n'empêche pas qu'on travaille aussi, nous, pour préparer la saison, en attente du dénouement." Cette prudence assumée répond à une volonté farouche de protéger l'institution : "Ce n'est pas une question d'argent mais de transmettre le club dans les meilleures conditions, s'il devait être transmis, à des gens qui seront capables de le maintenir à un certain niveau. C'est pour ça qu'on a pris une banque d'affaires, il y avait trois ou quatre groupements avec qui on a échangé. On ne lâchera pas les deux mains comme ça : on veut que le club soit entre de bonnes mains. On ne maîtrise pas tout, mais si on fait something, on veut faire du mieux possible."

La fin de l'ère Nicollin ?

Historiquement et intimement lié à la famille Nicollin, le club héraultais s'apprête pourtant à couper le cordon ombilical. Laurent Nicollin utilise une métaphore familiale touchante pour expliquer ce choix mûrement réfléchi : "On a toujours dit, moi le premier, que Montpellier n'est pas une royauté. Avec mon frère (Olivier, PDG du groupe Nicollin), la petite soeur (le surnom qu'ils donnent au club), peut-être qu'à 52 ans, elle a envie de se marier avec quelqu'un d'autre. Nous, on l'a toujours protégée, on l'a gardée à la maison. Peut-être qu'il faut qu'elle vole de ses propres ailes. On y a mûrement réfléchi." Usé par une dernière année particulièrement éprouvante, le président de 53 ans se dit prêt à passer la main ou à faire évoluer son rôle, d'autant que le récent passage devant la DNCG s'est fait sans encombre, permettant au club de voir venir : "Je suis prêt à l'envisager différemment. On a pris la décision, avec mon frère, d'ouvrir le capital. Et à partir de là, on savait très bien que ça pouvait amener différentes choses. Entre la descente, la non-réalisation du stade, la baisse des droits télé, en un an, ça fait beaucoup de choses. Il y en a d'autres qui se sont ajoutées sur l'année... Oui, ça a été dur mentalement et humainement, mais on ne va pas faire pleurer dans les chaumières, il y a des gens plus touchés que moi. Ce n'est pas grave, c'est mon problème, celui de mon épouse et de mes enfants qui me supportent. Mais peut-être que ça facilite certaines choses. J'ai 53 ans, je n'ai pas envie de mourir à 60, il faut aussi se préserver. On fera un point à la fin du mois. On est prêts. Avançons, faisons les choses dans l'ordre. On est passés il y a quinze jours à la DNCG, il n'y a pas eu de mesures dans notre projet à nous, indépendamment de qui que ce soit, comme si on avançait seuls, avec notre budget. On est prêts, s'il faut continuer. Et s'il y a un nouvel actionnaire, on présentera un nouveau budget."

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