Pourquoi le Real Madrid ne va pas choisir un actuel sélectionneur ? | OneFootball

Pourquoi le Real Madrid ne va pas choisir un actuel sélectionneur ? | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Le Journal du Real

Le Journal du Real

·2 maggio 2026

Pourquoi le Real Madrid ne va pas choisir un actuel sélectionneur ?

Immagine dell'articolo:Pourquoi le Real Madrid ne va pas choisir un actuel sélectionneur ?

Le marché des entraîneurs et des footballeurs d'élite dépend de moins en moins des performances brutes lors d'une Coupe du monde. Néanmoins, l'édition 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, pourrait bien faire figure d'exception historique, avec le Real Madrid au centre de l'échiquier. Alors que la fin de la saison approche et que l'avenir du banc madrilène soulève de nombreuses interrogations, les regards de la direction se tournent inévitablement vers les grands stratèges internationaux.

En effet, à l'issue de ce tournoi mondial, trois entraîneurs de tout premier plan se retrouveront libres de tout engagement contractuel. Didier Deschamps, Lionel Scaloni et Mauricio Pochettino sont attendus sur le marché, prêts à s'embarquer dans un nouveau projet de club. Le Real Madrid, toujours à l'affût des meilleures opportunités, est pleinement conscient de cette donne.


OneFootball Video


Cependant, recruter un sélectionneur fraîchement sorti d'un Mondial comporte des contraintes logistiques et sportives compliquées qui pourraient lourdement pénaliser le Real Madrid.

  1. À lire aussi : Espanyol - Real Madrid : horaire, chaînes et informations sur la rencontre !

Le piège du calendrier estival et l'impossible planification

Le principal obstacle d'une telle stratégie pour le Real Madrid réside dans la chronologie implacable de la compétition. La Coupe du monde 2026 s'achèvera le 19 juillet 2026, date de la grande finale prévue au MetLife Stadium dans le New Jersey. Si l'un des sélectionneurs visés par le Real Madrid parvient à hisser son équipe dans le dernier carré, il sera physiquement et mentalement accaparé par sa sélection jusqu'à la mi-juillet.

Cette indisponibilité pose un problème insoluble pour la planification sportive d'un club de l'envergure du Real Madrid. Traditionnellement, le club merengue reprend le chemin de l'entraînement à Valdebebas dès les premiers jours de juillet, avant de s'envoler pour sa lucrative tournée estivale de pré-saison. Un sélectionneur engagé au Mondial ne pourrait entamer aucune planification sportive, ni valider les choix cruciaux du mercato estival qui ouvre officiellement ses portes le 1er juillet.

Confier les rênes du Real Madrid à un technicien qui ratera toute la phase de préparation athlétique chapeautée par Antonio Pintus et les premiers ajustements tactiques est un risque majeur que la direction hésite légitimement à prendre.

Didier Deschamps : la voie française ?

Parmi les noms évoqués, celui de Didier Deschamps revient avec insistance. À 57 ans, l'actuel sélectionneur des Bleus arrive en fin de contrat avec la Fédération française de football (FFF) à l'issue du tournoi. Son plus grand atout réside dans son immense expérience de la gestion d'un vestiaire saturé d'ego et de stars mondiales. Par ailleurs, le Basque connaît déjà intimement une grande partie du noyau dur du vestiaire du Real Madrid : il a façonné Kylian Mbappé, Aurélien Tchouameni, Eduardo Camavinga ou encore Ferland Mendy en équipe nationale.

Auréolé de son titre de champion du monde en 2018 et de la Ligue des nations 2021, Deschamps possède l'ADN de la gagne si cher au Santiago Bernabéu. Toutefois, un point noir de taille obscurcit le tableau. Didier Deschamps n'a plus dirigé de club au quotidien depuis son départ de l'Olympique de Marseille en 2012.

Quatorze années d'absence du football de club, où le rythme effréné des matchs tous les trois jours diffère radicalement de la gestion par rassemblements internationaux, constituent une véritable inconnue. De plus, il ne connaît que très superficiellement le football espagnol, n'y ayant passé qu'une seule saison lors de l'exercice 2000-2001 sous les couleurs de Valence CF en tant que joueur.

Lionel Scaloni : le grand saut dans l'inconnu

L'alternative sud-américaine mène tout droit à Lionel Scaloni. Avec un profil beaucoup plus jeune (47 ans) et une approche tactique moderne, l'Argentin s'avance avec le statut de champion du monde en titre, acquis au Qatar en 2022. Son contrat avec l'AFA (Fédération argentine de football) se termine le 31 décembre 2026, et malgré les nombreuses tentatives de sa direction pour le prolonger avant le début de ce Mondial, la signature n'a toujours pas eu lieu.

Si Scaloni possède un avantage certain en connaissant parfaitement la Liga, où il a disputé la majeure partie de sa carrière de joueur en portant les maillots du Deportivo La Coruña, du Racing Santander et de Majorque, son CV d'entraîneur affiche une lacune béante. Le technicien argentin ne possède absolument aucune expérience en tant qu'entraîneur principal d'un club professionnel.

Gérer l'immense pression médiatique du Real Madrid, composer avec un calendrier surchargé de plus de 60 matchs par saison et bâtir un projet sur la durée sont des défis radicalement différents de la gestion d'un cycle restreint en équipe nationale. L'adaptation à ce nouveau rythme de vie pourrait s'avérer périlleuse.

Mauricio Pochettino : l'hybride américain

Le troisième homme de cette liste des sélectionneurs mondialistes est Mauricio Pochettino. Actuellement à la tête de la sélection des États-Unis pour le Mondial à domicile, son bail s'achèvera avec la fin de la compétition. L'Argentin de 54 ans bénéficie d'une cote de popularité très élevée dans les bureaux de Valdebebas et coche de nombreuses cases qui font défaut à ses confrères.

Contrairement à Deschamps et Scaloni, Pochettino jouit d'une expérience colossale en club, ayant déjà œuvré dans trois championnats du Top 5 européen (à l'Espanyol Barcelone, à Tottenham, au PSG et à Chelsea).

Il y a un mois à peine, Pochettino était d'ailleurs présent dans la capitale espagnole pour assister au choc de Ligue des champions entre l'Atlético de Madrid et Tottenham. Interrogé directement par la presse sur la possibilité de s'asseoir un jour sur le banc blanc, il a habilement botté en touche avec une réponse qui laisse planer le doute : « Chaque chose en son temps... ».

Néanmoins, malgré un profil beaucoup plus adapté au rythme des clubs, il reste soumis au même problème de calendrier estival que les autres sélectionneurs s'il venait à réaliser un grand parcours avec la sélection américaine.

Les solutions immédiates sur le marché

Face aux complications évidentes liées au recrutement d'un sélectionneur retenu par le Mondial, la cellule sportive du Real Madrid garde un œil très attentif sur le marché des entraîneurs de clubs classiques, capables de se mettre au travail dès le mois de juin. Massimiliano Allegri fait partie de ces pistes alternatives solides.

Après avoir repris le pouls de la compétition et rebondi au sein de l'AC Milan suite à son licenciement de la Juventus, le technicien italien figure en bonne place dans les petits papiers madrilènes. Cependant, son recrutement exigerait des négociations ardues avec la direction milanaise, son contrat avec le club lombard n'expirant qu'en 2027.

Enfin, l'ombre omniprésente de José Mourinho plane toujours sur le Real Madrid. Comme l'a rapporté AS, le Portugais, qui officie actuellement sur le banc de Benfica, réfléchit activement à son avenir et étudie trois voies distinctes. L'une de ses options est limpide : Mourinho est prêt à se désengager du club lisboète si une proposition formelle venait à lui être transmise.

Sur le plan financier, l'opération est très accessible pour le Real Madrid, la clause de libération du technicien lusitanien étant fixée à seulement 3 millions d'euros. Conscient de cette menace grandissante, le Benfica s'active déjà en coulisses pour lui soumettre une offre de prolongation de contrat et verrouiller définitivement l'homme qui a su redresser le navire.

Visualizza l' imprint del creator