Le Journal du Real
·3 giugno 2026
Qui prendra la tête de La Fábrica si Riquelme l’emporte ce dimanche ?

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·3 giugno 2026

Le candidat à la présidence du Real Madrid Enrique Riquelme a officialisé ce mercredi soir son accord avec Fernando Hierro pour lui confier la responsabilité de La Fábrica. L'annonce s'inscrit dans la continuité de la nomination de Raúl González comme directeur sportif de l'équipe première, déjà confirmée en ce début de semaine.
Ce sont deux légendes du club à deux postes clés que l'entité Real Madrid peut potentiellement avoir. Riquelme, méthodique dans ses annonces, continue d'habiller son projet avec des figures auxquelles les socios ne peuvent rester insensibles.
Si le choix de Raúl relevait d'une certaine évidence au regard de son parcours d'entraîneur au sein de la structure madrilène, celui de Hierro est plus inattendu mais tout de même cohérent. La légende des années 90 n'en serait pas à son coup d'essai sur ce type de poste.
Passé par la direction sportive de la Fédération espagnole à deux reprises, par le banc du club de Chivas au Mexique, et ayant même été sélectionneur de la Roja en urgence lors du Mondial 2018, Hierro a construit, après sa carrière de joueur, un profil de dirigeant pragmatique et respecté. Son expérience correspond précisément à ce que Riquelme lui demande d'apporter à la formation madrilène.
Dans son message d'annonce, le candidat a été direct sur le diagnostic : « La Fábrica a besoin de plus que du talent. Elle a besoin de leadership, d'exigence et de madridismo. » Une formulation qui laisse entendre que la cantera souffre aujourd'hui d'un manque de cadre, de structure et d'identité.
La mission de Hierro, selon Riquelme, serait « d'aider à construire un centre de formation doté d'une structure, de valeurs et d'une ambition de triompher en équipe première ». Un programme qui va au-delà de la simple gestion administrative, et qui positionne La Fábrica comme un levier central du projet Riquelme.
Au-delà du symbole, Hierro apporte une expérience concrète de la gestion footballistique. Ses deux passages à la direction sportive de la Fédération espagnole, dont l'un centré sur le développement des catégories inférieures, lui ont permis de construire une vision structurée de la formation.
Il connaît les rouages d'une institution, les exigences d'un recrutement à long terme, et la façon dont on transmet une identité collective à de jeunes joueurs.
Elle a également besoin d'une figure charismatique pour le côté terrain. Son palmarès au Real Madrid parle pour lui : 5 titres de champion d'Espagne, 3 Ligues des champions, 4 Supercoupes d'Espagne, une Coupe du Roi, une Supercoupe d'Europe, le tout en 601 matchs sous la tunique blanche entre 1989 et 2003. Il incarne, mieux que quiconque, ce que Riquelme appelle le madridismo, cette exigence portée comme une seconde nature.
À quelques jours du scrutin, le candidat a donc réussi à poser les grandes lignes d'un organigramme cohérent sur le papier : Raúl pour diriger la première équipe, Hierro pour façonner les générations futures. Deux légendes, deux postes complémentaires, un même message. Dimanche, les socios diront s'ils y croient.







































