« Vingt ans après le sacre de Berlin, le football italien est accusé d’avoir été abandonné aux intérêts économiques, à l’improvisation et aux luttes de pouvoir » | OneFootball

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·9 luglio 2026

« Vingt ans après le sacre de Berlin, le football italien est accusé d’avoir été abandonné aux intérêts économiques, à l’improvisation et aux luttes de pouvoir »

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Comme le raconte le Corriere dello Sport, vingt ans après le sacre mondial de Berlin, le 9 juillet 2006, le constat est implacable : cette victoire reste le dernier véritable sommet du football italien. Ce parcours héroïque, marqué par des succès contre le Ghana, la République tchèque, l’Australie, l’Ukraine, puis l’Allemagne en demi-finale avant la finale remportée contre la France, demeure le dernier grand souvenir d’une Nazionale capable de dominer le monde.

Depuis, le déclin n’a jamais réellement été enrayé. L’élimination dès le premier tour du Mondial 2010 en Afrique du Sud, avec seulement deux points pris face au Paraguay, à la Nouvelle-Zélande et à la Slovaquie, a marqué le début d’une longue période de désillusions. Quatre ans plus tard, le scénario s’est répété au Brésil après une victoire inaugurale contre l’Angleterre, suivie de défaites contre le Costa Rica et l’Uruguay, lors du match resté célèbre pour la morsure de Luis Suárez sur Giorgio Chiellini.


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Cette chute est attribuée à des décennies de mauvaise gouvernance. Le football italien est accusé d’avoir été abandonné aux intérêts économiques, à l’improvisation et aux luttes de pouvoir, au détriment d’un véritable projet sportif. Les promesses de réformes se sont succédé sans produire de résultats durables, alimentant un sentiment de stagnation.

Le débat sur le renouvellement de la Nazionale est également revenu régulièrement sur la table, notamment autour du ius soli, présenté à une époque comme une solution pour élargir le vivier de joueurs. Une analyse jugée simpliste, alors que les difficultés du football italien trouvent surtout leurs racines dans son organisation et son fonctionnement.

Au milieu de ces vingt années de déceptions, un seul rayon de soleil est venu éclairer la Nazionale : le sacre à l’Euro 2021 sous les ordres de Roberto Mancini, porté par l’esprit insufflé par Gianluca Vialli. Une parenthèse enchantée qui n’a toutefois pas suffi à masquer un déclin profond. Désormais, beaucoup espèrent que la nouvelle gouvernance de la Fédération italienne, menée par Giovanni Malagò, permettra enfin de remettre le football italien sur les rails et de mettre fin à vingt années de désillusions.

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