OnzeMondial
·13 de julho de 2026
Affaire Balogun : un nouveau détail encore plus embarrassant pour la FIFA

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·13 de julho de 2026

La polémique autour de Folarin Balogun prend une nouvelle dimension. Selon le Sunday Times, la suspension de l'attaquant américain aurait été levée par le seul président de la commission de discipline de la FIFA. Une décision qui ne va pas contre le règlement de l'instance mais qui soulève de nouvelles interrogations.
L'affaire Balogun n'en finit plus. L’attaquant des États-Unis, expulsé lors de la victoire de son équipe face à la Bosnie-Herzégovine (2-0) en 16es de finale de la Coupe du monde, n’aurait jamais dû fouler la pelouse au tour suivant face à la Belgique (match finalement remporté 4-1 par les Belges). Pourtant, son carton rouge a été annulé dans des conditions pour le moins opaques et avec l'intervention de Donald Trump qui a personnellement appelé Gianni Infantino pour évoquer le sujet.
D'après les informations du Sunday Times, une seule et unique personne a pris la responsabilité de lever cette suspension ferme : l'Émirien Mohammad al-Kamali, président de la commission de discipline de la FIFA. Plus surprenant encore, aucun des 17 autres membres de cette commission n'aurait été consulté ou même informé de cette démarche.
Ce passe-droit soulève de lourdes questions sur l'indépendance de l'instance du football mondial et sur le poids de l'appel du président américain pour obtenir un passe droit et contester ce carton rouge qu'il jugeait totalement « injuste ». Si le timing de cette annulation renforce les suspicions d’une intervention de l'État américain, la FIFA s'en défend sur le plan légal. Contre toute logique interne, Mohammad al-Kamali est resté dans les clous du règlement.
« Le président de la commission peut statuer seul en tant que juge unique et déléguer ses fonctions à un autre membre de la commission de discipline, stipule explicitement le code disciplinaire de l'instance. Le président, ou son suppléant désigné, agissant en tant que juge unique peut notamment prendre des décisions concernant tout cas prévu par le présent code. »
Bien qu'aucune faute réglementaire n'ait été commise, la méthode interpelle les spécialistes. Nos confrères du Times rappellent que si plusieurs affaires disciplinaires ont déjà été tranchées par un membre unique par le passé, cette tâche incombait jusqu'alors quasi systématiquement au vice-président de la commission, le Colombien Jorge Palacio.
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L’analyse de plus de 100 cas précédents l'affaire Balogun montre que le président Mohammad al-Kamali n’avait encore jamais agi seul en tant qu'arbitre unique. Habituellement, les dossiers d'une telle importance médiatique et sportive requièrent la réunion conjointe d'au moins trois membres de la commission pour rendre un verdict. Si le cadre légal a été respecté à la lettre, ce traitement de faveur inédit accordé à la sélection américaine risque de laisser une tache indélébile sur l'équité sportive de la compétition.
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