Le Journal du Real
·04 de fevereiro de 2026
Duel à distance entre Gonzalo et Endrick

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·04 de fevereiro de 2026

Le 4 janvier, lors du premier match madrilène de 2026, Gonzalo frappait fort avec un triplé face au Betis au Bernabéu. Vingt-et-un jours plus tard, le 25 janvier, Endrick répondait à distance en inscrivant lui aussi trois buts avec Lyon sur la pelouse de Metz, seulement pour son deuxième match en France. Quand ils partageaient encore le même vestiaire à Madrid, aucun des deux n’avait réellement réussi à s’imposer. Mais loin l’un de l’autre, ils ont enclenché une dynamique qui relance totalement la hiérarchie pour 2026-2027.
Le contexte a changé. Les Merengues travaillent déjà sur la planification du prochain exercice et ne comptent probablement pas repartir avec trois numéros 9 dans l’effectif selon AS. Kylian Mbappé n’est pas un avant-centre classique, mais il est devenu le “9” de référence, comme le montrent ses 37 buts cette saison. Son statut et son volume de jeu réduisent les rotations, ce qui a rendu superflue la présence de deux doublures. Le principal perdant de cette configuration a d’abord été Endrick, limité à moins de 100 minutes lors de la première partie de saison.
Le Brésilien a compris que la meilleure solution était de partir. La Maison Blanche a validé l’idée et organisé son prêt à Lyon jusqu’à la fin de saison, avec la promesse de temps de jeu en Ligue 1. Dans le même temps, la voie s’est dégagée pour Gonzalo, désormais chargé de profiter de chaque minute laissée par Mbappé et par le staff. En janvier, l’Espagnol a inscrit cinq buts et délivré deux passes décisives, pendant qu’Endrick marquait quatre fois et offrait une passe.
Sur le papier, l’été dernier semblait favorable à Endrick. Mais les circonstances ont rebattu les cartes. Une blessure l’a privé du Mondial des clubs, compétition durant laquelle Gonzalo s’est illustré au point de finir meilleur buteur. L’absence prolongée du Brésilien en début de saison a freiné son intégration, et la confiance du staff s’est davantage tournée vers le canterano.
Pourtant, un élément pèse lourd : l’investissement consenti pour Endrick. La Casa Blanca a déboursé 35 millions d’euros fixes plus 25 en variables auprès de Palmeiras. Une somme qui entretient l’espoir interne de voir le Brésilien exploser au club. Entre rendement immédiat et pari sur le potentiel, le club devra trancher. Pour Gonzalo comme pour Endrick, chaque match doit devenir une raison de prouver que chacun est le choix idéal.
Bruno DE OLIVEIRA








































