Le Real Madrid dit adieu à l'Euroligue pour devenir le pilier de la NBA Europe | OneFootball

Le Real Madrid dit adieu à l'Euroligue pour devenir le pilier de la NBA Europe | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Le Journal du Real

Le Journal du Real

·23 January 2026

Le Real Madrid dit adieu à l'Euroligue pour devenir le pilier de la NBA Europe

Article image:Le Real Madrid dit adieu à l'Euroligue pour devenir le pilier de la NBA Europe

C’est une bombe institutionnelle dont l’onde de choc dépasse largement les frontières de l’Espagne. Le paysage du basketball européen, tel que nous le connaissons depuis des décennies, vit ses dernières heures de stabilité. Selon les informations exclusives révélées par le très informé Miguel Ángel Paniagua dans l'émission El Partidazo de COPE, le Real Madrid a pris une décision stratégique majeure et irréversible. La direction du club ne compte plus sur l'Euroligue pour assurer son avenir et se positionne désormais comme le leader incontesté du futur projet "NBA Europe".

La "Maison Blanche" a, selon la radio espagnole, quasiment scellé sa participation — à hauteur de 99% — pour devenir l'un des 12 membres fondateurs de cette ligue américaine transposée sur le Vieux Continent. Ce choix marque la fin d'une ère et le début d'une américanisation totale du sport d'élite européen.


OneFootball Videos


  1. A lire aussi : Pourquoi le "commando Arbeloa" peut rééditer la demi-saison spectaculaire de Zidane en 2016

Le Real Madrid face à une rupture historique et un nouveau format

Le séisme est confirmé : le Real Madrid tourne le dos au système actuel. Le projet, qui devrait voir le jour à l'horizon de la saison 2027-2028, s'articulera autour d'une structure fermée, calquée sur le modèle nord-américain. La compétition regroupera 12 clubs fondateurs (dont le Real Madrid sera la figure de proue) disposant d'une place fixe garantie, auxquels s'ajouteront 4 places "flottantes" ou invitées, attribuées au mérite sportif ou à l'intérêt géographique du moment.

Cette bascule stratégique a une conséquence immédiate et brutale pour le calendrier actuel. Toujours selon les informations de la COPE, les Merengues ne devraient pas participer à l'Euroligue la saison prochaine. Ce retrait marquerait une rupture historique avec une compétition dont ils sont les rois incontestés (11 titres) et les piliers historiques.

Le divorce semble consommé : le Real préfère préparer son entrée dans cette nouvelle dimension et restructurer son modèle économique plutôt que de signer le nouveau bail de l'Euroligue, jugé obsolète et peu rentable. Si Florentino Pérez supervise évidemment l'opération avec sa vision habituelle, COPE révèle que l'homme clé de ce virage historique est le "Señor Laghrari" (Anas Laghrari).

C'est ce financier de haut vol, bras droit du président pour les grands projets structurels (comme la Superligue en football), qui a mené les négociations secrètes avec la NBA. Son travail a permis de placer le Real Madrid dans une position de force absolue à la table des négociations. Grâce à son intervention, le club bénéficiera de conditions économiques exceptionnelles. Le Real Madrid devra s'acquitter d'une "commission d'entrée" bien inférieure à celle que devront payer les nouvelles franchises créées de toutes pièces.

En effet, la NBA compte implanter des équipes dans des villes stratégiques majeures qui n'ont pas forcément de clubs historiques dominants actuellement, comme Londres, Manchester ou Rome. Le Real Madrid, lui, apporte son histoire, sa marque et sa base de fans, ce qui lui vaut ce traitement de faveur.

Une valorisation à un milliard : le vertige financier

L'enjeu n'est pas seulement sportif ; il est avant tout financier. La NBA ne débarque pas en Europe pour faire de la figuration ou du mécénat. Les projections économiques dévoilées par la radio espagnole donnent le vertige et expliquent pourquoi le Real Madrid a décidé de franchir le Rubicon. L'organisation estime que d'ici 5 à 6 ans, la valeur d'une franchise en NBA Europe atteindra les 1 000 millions de dollars (environ 950 millions d'euros).

Pour le Real Madrid, c'est une opportunité de croissance sans précédent, impossible à refuser pour un club géré comme une multinationale. Actuellement, la section basket du Real, bien que glorieuse sportivment, est structurellement déficitaire, comme la quasi-totalité des clubs d'Euroligue. En basculant vers une ligue fermée sur le modèle US, le club s'assure non seulement l'équilibre, mais un avenir doré avec des revenus TV et marketing démultipliés.

Les supporters devront s'y faire, même si la transition sera culturelle et émotionnelle. Les classiques brûlants contre l'Olympiakos, le Panathinaïkos ou le Fenerbahçe dans des salles en ébullition appartiendront bientôt au passé ou deviendront des raretés. L'avenir du Real Madrid s'écrit désormais avec l'accent américain, dans des arénas modernes, avec un show à l'américaine et, surtout, des dollars à la clé.

Luca SCHENATTO-MEYNADIER

View publisher imprint