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·27 septembre 2026

La fédération italienne au bord du chaos

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Comme le raconte Il Giorno, la défaite contre la Belgique a exposé les fragilités sportives de l’Italie, mais elle a surtout mis en lumière une crise beaucoup plus profonde au sommet du football italien. L’image d’Andrea Abodi, ministre des Sports, et de Luciano Buonfiglio, président du CONI, côte à côte dans la tribune de l’Olimpico symbolise les tensions qui agitent actuellement la FIGC.

Élu président de la Fédération pour succéder à Gabriele Gravina, Giovanni Malagò est désormais sous pression. Son élection pourrait être remise en cause alors que plane la menace d’un commissariat de la FIGC, une mise sous tutelle qui entraînerait une révision des règles et de nouvelles élections.


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Malagò estime que cette procédure relève moins d’un problème juridique que d’une véritable bataille politique. Il aurait notamment affirmé devant le Conseil fédéral que ceux qui assurent qu’il ne s’agit pas d’une affaire personnelle ne disent pas toute la vérité. Son entourage soupçonne même que le projet de commissariat aurait été préparé avant même l’élection, avec l’appui de la classe politique.

Plusieurs tentatives ont depuis fragilisé sa position. Une procédure concernant les règles de « pantouflage » a notamment été envisagée avant d’être écartée par l’Anac. Puis l’avocat Renato Miele, candidat malheureux à la présidence, a contesté l’élection de Malagò, estimant que les conditions de sa candidature n’étaient pas réunies. Malagò assure, lui, avoir fourni tous les documents nécessaires et rappelle que la FIGC avait jugé sa candidature recevable.

Le procureur général du sport auprès du CONI, Ugo Taucer, a refusé de clore le dossier, renvoyant la décision vers la FIGC et le CONI. Le Conseil du CONI doit désormais se prononcer.

Deux scénarios se dessinent : un commissariat immédiat, avec Buonfiglio en première ligne, ou une solution de transition. La Lega Serie A, hostile à toute ingérence extérieure, envisagerait notamment Adriano Galliani comme « traghettatore » pendant deux ans. Malagò, lui, serait à la fois déçu, furieux et convaincu de bénéficier encore du soutien du football italien.

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