Calciomio
·30 septembre 2026
L’Italie tient-elle enfin sa nouvelle génération dorée ? Le réservoir de jeunes qui change tout

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·30 septembre 2026

Comme le raconte la Gazzetta dello Sport, le but de Michael Kayode contre la Turquie n’était peut-être pas qu’un simple éclair. Le latéral de 22 ans est le symbole d’un réservoir de jeunes joueurs italiens particulièrement fourni, alors que la Nazionale prépare déjà l’Euro et le prochain Mondial. Celui qui avait marqué en finale de l’Euro U19 contre le Portugal en 2023, alors utilisé comme ailier droit, confirme aujourd’hui les promesses entrevues à l’époque.
À droite, l’Italie dispose même d’une concurrence inhabituelle. Marco Palestra (21 ans), actuellement blessé, était devant Kayode dans la hiérarchie. Derrière eux poussent Lulli (19 ans) et Favasuli (22 ans), des profils offensifs capables d’évoluer plus haut. À gauche, le choix est moins abondant mais la qualité est là : Calafiori (24 ans), Ruggeri (24), Udogie (23) et le jeune Fortini (20).
Dans les buts, l’Italie n’a jamais vraiment connu de pénurie. Donnarumma avait été lancé titulaire avant sa majorité et Carnesecchi n’a que 26 ans. Derrière eux, Pessina (18), Palmisani (22) et Daffara (21) représentent les nouvelles options, tandis que Mascardi et Fortin complètent le vivier.
C’est surtout en défense centrale que le chantier reste ouvert. Scalvini, pourtant considéré comme un « vieux » à seulement 22 ans, avait débuté avec les A à 18 ans. Le prometteur Leoni, 19 ans, courtisé par Liverpool mais actuellement blessé, peut jouer des deux côtés. Ahanor, 18 ans et propriété de Chelsea, possède également cette polyvalence. Comuzzo et Chiarodia, 21 ans, Mane (21) ou encore Reggiani (18) sont également suivis.
Au milieu, le constat est plus contrasté. Le poste de sentinelle manque encore d’une évidence. Romano (20 ans) devra rapidement franchir un cap, tandis que Lipani (21 ans) pousse depuis les Espoirs. En revanche, les profils de milieux offensifs sont nombreux : Doumbia (22 ans), puissant et capable de se projeter, Pisilli (22), présenté comme un « petit Tardelli », mais aussi Ndour, Faticanti et surtout Liberali (19 ans), dont les attentes sont importantes.
Sur les ailes, le choix est presque pléthorique. Zoma (22 ans), impressionnant par sa vitesse et ses dribbles, plaît particulièrement au sélectionneur. Samuele Inacio, seulement 18 ans, titulaire au Borussia Dortmund, peut jouer ailier ou avant-centre et est présenté par certains comme le plus talentueux du lot. Vergara, Koleosho, Cissé, Fini, Cherubini ou Cacciamani complètent la liste.
Enfin, l’Italie possède avec Pio Esposito (21 ans) un avant-centre qui s’impose progressivement : six buts déjà en sélection et une capacité à jouer aussi bien en pivot qu’en mouvement. Raimondo (22 ans), Camarda (18) et Ekhator (19) constituent d’autres options.
Le problème n’est donc plus forcément le nombre de jeunes talents disponibles. Le véritable enjeu sera de les faire jouer régulièrement en club et de transformer ce vivier en véritable équipe. Beaucoup sont encore avec les Espoirs pour des raisons liées aux qualifications européennes et olympiques. Mais d’ici un an, plusieurs pourraient frapper à la porte des A.
L’exemple espagnol rappelle toutefois que l’abondance ne suffit pas : les jeunes doivent être intégrés dans un projet cohérent dans leurs clubs avant de devenir des solutions pour la sélection. Pour l’Italie, le potentiel est là. Reste désormais à le transformer en équipe.







































