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·19 juin 2026

États-Unis – Australie : les compositions probables

Image de l'article :États-Unis – Australie : les compositions probables

Ce vendredi soir au Lumen Field de Seattle, les États-Unis et l’Australie s’affrontent pour la deuxième journée du Groupe D de la Coupe du Monde 2026. Les deux équipes comptent trois points après leur victoire respective à la première journée. Le vainqueur de ce choc se qualifiera de manière anticipée pour les huitièmes de finale, tandis que le perdant se retrouvera sous pression avant la troisième journée.

Mauricio Pochettino peut se frotter les mains après la prestation XXL de ses hommes face au Paraguay lors de l’entrée en lice (4-1). Les États-Unis ont établi un record historique en inscrivant quatre buts dans une seule et même rencontre de Coupe du Monde, une première dans toute leur histoire en phase finale. Portés par un Folarin Balogun des grands soirs, auteur d’un doublé (31e, 45+5e), les Américains ont confirmé leurs ambitions en tant que nation hôte face à 69 000 supporters acquis à leur cause. Sur le plan collectif, la copie était séduisante : 59 % de possession, 16 frappes dont 6 cadrées, et une présence permanente dans la surface adverse.

Pochettino devrait reconduire quasiment le même onze de départ, dans son système à trois défenseurs centraux qui a si bien fonctionné face aux Paraguayens. Tim Ream, capitaine de 38 ans fort de 82 sélections, dirige la défense, avec le double pivot Tyler Adams – Malik Tillman pour apporter densité et équilibre dans l’entrejeu. Sur les côtés, Sergiño Dest, qui a évolué quasiment comme un ailier droit, et Alex Freeman à gauche apporteront de la profondeur et des situations de un contre un.


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L’ombre plane toutefois sur l’état physique de Christian Pulisic. Le joueur du Milan AC a été contraint de quitter le terrain à la mi-temps face au Paraguay après un coup reçu au mollet gauche, et s’est entraîné à l’écart du groupe en début de semaine. L’intéressé se veut rassurant : « j’ai déjà connu des choses similaires, je suis optimiste, ce n’est rien », a-t-il déclaré à Fox Sports, tout comme Tyler Adams : « Christian sera prêt, que tout le monde se détende. » Néanmoins, la fédération américaine le considère encore « au jour le jour ». En cas de forfait de dernière minute, Giovanni Reyna, auteur d’un superbe but de trivela en fin de match contre le Paraguay, ou Tim Weah seraient ses remplaçants naturels.

À noter également que les États-Unis présentent une fragilité défensive que l’Australie pourrait tenter d’exploiter : sur leurs cinq derniers matchs, les Américains ont encaissé pas moins de douze buts, dont cinq lors d’une lourde défaite 5-2 contre la Belgique en préparation. Une donnée à surveiller face aux Socceroos, redoutables en transition.

L’Australie, l’art de créer la surprise

De leur côté, les Socceroos ont réalisé une prestation de haute volée face à la Turquie à Vancouver (2-0), concédant 72 % de possession tout en muselant totalement leurs adversaires pourtant auteurs de 30 tentatives. Le plan de Tony Popovic était limpide : bloquer l’axe, pousser l’adversaire à tenter sa chance sur les côtés, et frapper en contre-attaque sur les espaces laissés libres par les montées des latéraux adverses.

La sensation du match a été Nestory Irankunda, 20 ans, devenu le plus jeune buteur australien de toute l’histoire de la Coupe du Monde en ouvrant le score à la 27e minute sur une longue ouverture de Paul Okon-Engstler. L’ailier de Watford, flashé à 37,02 km/h selon les données du CIES Football Observatory, représente la principale arme offensive des Socceroos dès que le match s’ouvre dans l’espace. Connor Metcalfe a assuré la victoire à la 75e minute d’une frappe précise à l’entrée de la surface.

L’autre révélation australienne fut le gardien Patrick Beach, 22 ans, titularisé à la surprise générale à la place du capitaine Mathew Ryan (104 sélections). Le portier de Melbourne City a réalisé huit arrêts, le meilleur total du tournoi à ce stade, dont une parade décisive sur une tentative de Bardakci. Sa prestation a pratiquement scellé sa place pour la suite de la compétition. Popovic ne signale aucune blessure dans son effectif, à l’exception d’une légère incertitude autour de Mohamed Touré, qui a ressenti des crampes en fin de match contre la Turquie.

La grande interrogation tactique porte sur une possible entrée en jeu de Jackson Irvine (82 sélections) au milieu de terrain pour apporter davantage de robustesse physique face à l’intensité américaine, au détriment d’Okon-Engstler. Par ailleurs, Harry Souttar (196 cm, 11 buts en 38 sélections avec Leicester City) constitue une menace permanente sur les coups de pied arrêtés, un secteur où les États-Unis devront redoubler de vigilance après leurs décrochages défensifs constatés contre le Paraguay.

Les compositions probables de États-Unis – Australie

États-Unis : Freese – Richards, Ream, Robinson – Dest, Adams, Tillman, Freeman – McKennie, Pulisic (incertain) – Balogun

Australie : Beach – Circati, Souttar, Burgess – Italiano, Metcalfe, O’Neill, Okon-Engstler, Bos – Touré (incertain), Irankunda

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